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Home > Essais > Porsche Carrera 2.8 RSR 1973
 
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Porsche Carrera 2.8 RSR 1973


Modèle Porsche 911 Carrera RSR 1973
Motorisation

2.8 litres

Modifs

- Arceau
- Sièges bacquets
- Ceintures arnais
- Réservoir grande capacité
- Echappement modifié
...

 
Date 22 mai 2005
Durée 3 tours de Spa-Francorchamps en passager au "Porsches Days 2005"


Introduction

La Porsche 911 Carrera 2.8 RSR est la petite sœur de la Carrera RS 2.7 litres. Construite pour la course en exemplaires limités, elle a eu un succès immense auprès des passionnés et nombreux de ses acquéreurs n’étaient pas des coureurs professionnels. C’était sur la route que ceux-ci mettaient en action leur bolide de compétition.

C’est la première apparition de l’aileron arrière en « queue de canard ». Les ailes arrière élargies étaient, elles aussi, très typées et ne passaient pas inaperçues.

J’ai eu le privilège de monter à bord d’une RSR 2.8 sur le circuit de Francorchamps, mais... comment est-ce arrivé ?

L'élément déclencheur

Sur un Forum Lotus suisse, un certain "Mouse" annonce qu’il va se rendre à Francorchamps pour tout le week-end aux Porsche Days avec sa 2.8 RSR. Etant un des seul belge sur ce forum à l'époque, il me proposa une rencontre vu ma situation par-rapport au circuit (1h30 de route). Une bonne idée pour rencontrer un passionné. Un élément déclencheur pour ma prise de décision était sa suggestion de prendre un casque avec moi…

C’était décidé, je me rendais à Spa Francorchamps le 28 Mai.

Arrivé sur place

Le grand jour est arrivé... Me voilà sur place avec un stress grandissant. Vais-je trouver ce fameux "Mouse" ? Mon seul moyen pour le reconnaître était une photo de sa Porsche reçue précédemment par Internet. Ainsi, je pouvais le retrouver facilement...Mais j’ai vite changé d’opinion une fois que j’ai vu ce qui m’attendait. Des Porsche partout, affolant, je n’en avais jamais vu autant en une seule fois. Presque un millier de Porsche à mon avis (Il y en avait déjà + de 600 à la parade).

Le trouver

J’entame un premier tour de recherche mais sans succès. Vite, viiite, il faut que je trouve une Porsche blanche lignée rouge… ça ne doit pas être si dur à trouver. Plus je cherche et plus je me dit qu’il y a peu de chance de le trouver. Où est-il ? Sur le circuit ? Dans les paddock ? Sur un parking ? Je continuais à chercher en vain, quand soudain, mon regard est attiré par une Porsche blanche émettant un bruit assourdissant. Ça y est, c’est lui ! Je vérifie les quelques détails de la voiture pour confirmer et me précipite vers la voiture, qui, est dans la file d’attente pour monter en piste… J’ai juste le temps d’échanger quelques mots avec lui ; prénom, endroit de son paddock, et il a terminé par me préciser qu’il me faut le bracelet « orange » pour monter avec lui et que la session « fun » terminait dans une vingtaine de minutes.

L'attente

Je situe vite du regard l’endroit du paddock où le rejoindre, pour ensuite me mettre un seul objectif en tête, le bracelet. J’apprends peu après où se trouve l’endroit pour ce procurer ce fameux bracelet tant convoité… c’est le cas de le dire car, une fois arrivé sur place, c’est la file… argghhh, j’attends, j’attends, une fois mon tour je me précipite et signe le papier sans trop, je l’avoue, l’avoir lu. Je complète en vitesse en lisant juste les grandes lignes… de toute façon, si je veux aller sur le circuit, il faut bien le signer, alors, voilà c’est fait. Je remonte vite, jusqu’en haut pour atteindre le paddock. Encore une fois, j’attends, en regardant ma montre… ça y est, il rentre aux stands, quelqu’un sort du coté passager et c’est une charmante jeune femme qui prend place en passager… sans compter que d’autres font aussi la file pour monter à bord… Si je ne monte pas au prochain arrêt, c’est foutu pour moi puisque la session fini dans un quart d’heure !

Le voilà revenir pour la dernière fois au stand, mon cœur bat de plus en plus vite quand hors toutes attentes, il m’indique du doigt pour venir à ses côtés.… J’ai imaginé la déception des autres à attendre mais je dois dire que j’ai bien vite repensé à moi, montant dans cet engin. Vite, un casque, une veste, me voilà à bord.

C'est parti...

J’attache les harnais, il met la première, nous voilà dans les stands, pour ressortir au dessus du Raidillon. Ça accélère, encore, encore, les virages s’enchaînent, ça tourne plat, ça vibre… Ne connaissant pas la voiture et roulant pour la première fois sur le circuit de Francorchamps (hors jeux vidéos bien sur :p) c’est assez ahurissant. On a échangé quelques mots, mais juste de quoi faire une phrase. La voiture émet un bruit assourdissant et mélodieux à la fois, de plus, la concentration est primordiale. Ça fonce, ça fonce, il double sans soucis, tout à l’intérieur, je remarque qu’il est bien chaud là, on sent qu’il veut profiter des dernières minutes de ce si beau circuit avant de repartir en Suisse. Ligne droite à fond, les autres ralentissent à l’approche du virage, je le sens toujours accélérer en se décalant à droite pour faire l’intérieur, je suis tellement impressionné que je ne sais où regarder, on était certainement à plus de 200 mais impossible à préciser, je regardais la route… il accélère toujours, haaa, ça va tourner, on va trop vite, et là, pffff, un coup de frein violent, une décélération incroyable et nous voilà à l’intérieur du virage en doublant et en ce déportant vers l’extérieur. Je pense que le plus dangereux sur un circuit, c’est que l’on ne roule pas seul et un accrochage est si vite arrivé.

Le deuxième tour

Mes yeux émerveillés ne quittent pas la piste mais je l’observe pour voir sa façon de piloter. Très prudent, il regarde souvent dans son rétroviseur et observe le comportement des voitures l’entourant. Chaque virage était pris par l’intérieur à la limite de l’adhérence. Les virages continuent à se suivre et nous voilà à la source quand il me demande si je n’ai pas peur. Je lui réponds que non, bien sûr, je n’ai pas envie qu’il arrête. Et la, il s’engage à la source quand d’un coup, il fait glisser l’arrière de la voiture en faisant un travers tout en rigolant. Excellent, nous allons bientôt entrer dans le raidillon. A fond en ligne droite, une petite décélération juste avant, ça y est, ça monte, waouh, on est collé dans le siège baquet, on ne voit que la pointe des sapins et le ciel… quel spectacle… ligne droite, il double tout ce qui roule. Sur les trois tours, on s’est fait doublé uniquement par une Porsche 996 GT3 RS. Dans le milieu du troisième tour, les feus s’allument, il faut rentrer aux stands. Déjà fini…

Pied à terre

C’est fini, il sort la voiture des paddocks, se gare un peu plus loin pour préparer la voiture au long voyage qui l’attend, le retour en Suisse. Il n’y a qu’un mot qui sort de ma bouche… « Merci ». Je lui ai dit au moins quinze fois. On discute un peu, mais il n’a pas beaucoup le temps. Il remet les plaques d’immatriculation, charge le coffre… Je fais encore quelques photos avant de m’éloigner et terminer mon tour « visiteur ». Je suis sous le choc… et rêvassant, je termine cette journée inoubliable à regarder la parade qui défile sur le circuit.

Laurent


Cliquez sur les photos pour les agrandir...
 
 
La photo que j'ai reçu par mail avant de voir la bête en vrai
 
Devant les stands de Francorchamps
 
Je fais un tour de la voiture avant de monter à bord
 
Après avoir mis le casque et une veste, je prend place...
 
... c'est parti, mon coeur s'emballe vraiment
 
Cette voiture est impressionante de l'arrière
 
Et voilà, déjà fini :(
 
On rentre aux stands
 
...
 
Tout à une fin, nous voilà sorti de la Porsche
 
Une vue agressive de l'avant
 
Superbe vue avec le casque...
 
hoo, le gros reservoir...
 
Rien de tel qu'un morceau de bois pour tenir le capot
 
L'intérieur
 
Une petite vue de derrière